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______Chapitre I - Désorientée
___ Il était précisément dix heure quarante six.
Des murmures et des bâillements se laissaient faire entendre en pleins cours. Mme Sharon laissait les imbéciles perturber son cours.
« N'oubliez pas de réviser, il est évident que de bonnes révisions vous feront réussir les tests de début d'année. Sur ceux je vous souhaite une agréable journée, balbutiait le professeur quelque peu désorienté en ce début d'année, en effet celui ci se montrait très 'sauvage'. Il y avait cet air dangereux, cette classe m'imprégnait de mauvais sentiment, comme de mauvais souvenirs, le pire comme le meilleur pouvait se présenter à la seconde qui suivait celle où je vous parle. Tout était préscrit à l'avance, même l'horrible note qu'on pouvait avoir deux années plus tard.
Quand on rejoignait les couloirs, une impression de jungle ou de centre commercial bondé de jeunes furieux et bornés. Il est vrai qu'ici la célébrité est un don donné à des êtres très spéciaux, en gros qui n'est pas donné à tout le monde ni à n'importe qui. Être célèbre est un mode de vie pour certains, pour d'autres ce n'est qu'un rêve inaccessible.
Pour moi ce n'est qu'une chose superflue à la vie de tous et chacun.
- Laissez passer. Poussez-vous ! s'écria une voix féminine qui ne pouvait être qu'Hilary Clift.
- Tu as entendu ce que j'ai dit ? Pousse toi !
Hilary était une fille, mais pas une simple élève. Elle était la fille que tout le monde voulait être : Riche, célèbre, belle, et j'en passe tellement.
- Oh... je suis désolée. C'était simplement que je rêvassais.
La jeune femme prit un air méprisant et me cracha presque à la figure :
- Je m'en doute bien, maintenant ôte toi de mon chemin. »
Elle m'écarta brusquement et bouscula une bande de première année qui bavardait tranquillement devant moi. Cette dernière, à ma plus grande surprise, se baladait seule dans les couloirs de ce lycée.... De son habitude toujours accompagnée d'une multitude de gens, cette fois ce n'était pas le cas. Aucune importance.
Lorsque qu'un visage illumina le couloir du lycée, tous les regards se braquaient sur lui. Jesse Johnson, ce n'était que lui, qui d'autre me direz-vous ? Le garçon (après la fille) le plus populaire du lycée, je crois que sans lui cette école n'aurait pas cette si bonne réputation.
- Salut tout le monde lança t-il à son équipe ou plutôt à sa bande, ces jeunes étaient tous de vulgaire zombie qui ne faisait que d'appréhender Jesse. Il n'avait que 17 ans, et était déjà surpuissant, à croire que c'était un modèle pour tous, pas pour moi, en tout cas.
- Yo, comment tu-vas vieux ?
- J'ai l'air d'aller mal ? soupira t-il
- Non mec, toujours la pêche !
Dans son champ de vision, même devant lui je n'existais pas. Et je n'existerais sans doute jamais. Il n'y avait aucune trace de mon existence, malgré ça j'étais encore vivante !
Arrêtons de parler d'eux, de ces gens si différents de moi. Comment aurais pu-je me décrire ? Brune, cheveux longs ondulés, yeux bruns. Tout cela faisait annonce de vente. Ma personne me plaisait, j'étais bien comme j'étais.
Une blondinette s'approchait de moi avec un petit air malicieux.
- Bonjour Dana, comment vas-tu ?
- Melany, quelle surprise ! Bien. Toi ?
Melany Thomas, ma coéquipière pour mes expériences en Physique-Chimie.
- Oh, je ne pourrais aller mieux je te l'assure.
- Avec tous ces jeunes, il faut se faire une raison de ne pas aller bien me déclarais-je.
Puis je repensais encore à ça, Hilary depuis son arrivée de Bervily Hils avait malmené les autres et avait fait d'elle une vraie Peste. C'était le mot et plus encore. Même avec sa beauté irréprochable, son c½ur ne devait pas exister. Dans tous les cas, personne ne pouvait la détruire, ou du moins simplement essayé. C'était la fille d'un grand patron, pleins aux as, tout le monde la jalousait.
Lorsque la sonnerie du lycée retentit, mes pensées se limitèrent au devoir que j'avais oublié de faire.
- Vite Vite me murmura Melany qui semblait être très pressée, ce n'était pas mon amie, juste une camarade de classe avec qui je faisais quelques expériences en Chimie.
Malgré elle, je n'avais aucune envie d'avancer plus vite même si je savais qu'arriver en retard était une très mauvaise chose.
Une fois entrée dans la classe, je vis que toutes les places étaient prises malheureusement une seule place était encore disponible à côté de... QUOI ? Hilary était seule, c'était la première fois, et, je pense la dernière que je vis une seconde fois celle-ci seule. C'était complètement invraisemblable de voir cette fille seule, d'habitude qui est toujours accompagné de ses dames, ou plutôt, idiotes copines ou amis, appellez ça comme vous le voulez.
- Allez, dépêchez vous, asseyez vous hordonna le professeur qui avait un air agaçé par se vacarne.
Je m'empressais de m'asseoir avant qu'on ne me flanque une punition ou encore pire
. Quelques secondes plus tard, Hilary était à simplement quelques centimètres de moi. Impossible de bouger de peur qu'une réflexion spontanée ne sorte de sa bouche.
Mais une question me brûlait la langue.
- Pourquoi es-tu toute seule ? D'habitude tu...
Hilary me lança un regard noir en me répondant d'une voix mauvaise :
- A présent, je ne suis plus l'Hilary préférée des meneuses de claques, depuis que mon père a perdu son travail. L'estime des gens qu'on pour moi à nettement baisser. Vaudrait mieux que personne ne te voit à côté de moi, ils risqueront de te détester, plus qu'ils ne te détestent déjà. Ce n'est qu'un conseil. Un conseil d'ami je veux dire !
- Tu parles, je suis assez grande pour décider à qui je dois causer, ou pas.
- Et bien, je pense que je suis une mauvaise personne, déjà que ta réputation est au plus bas, vaudrait mieux qu'elle ne baisse pas.
- Laisse moi tranquille marmonnais-je.
Mme Collins nous avait vues depuis le début du cours bavarder d'un air distinct elle sortit :
- Mesdemoiselles, un problème avec le cours peux être ? Libre droit à la parole. Je vous en prie.
Hilary était la première à exprimer un visage pâle de honte.
Elle marmotta dans sa barbe un simple :
- Non madame, pas de problème. Aucun problème je dirais même.
- D'accord, alors taisez-vous, c'est le dernier avertissement que je vous donnerais.
Voilà, j'étais tombée à côté de cette fille et je m'étais déjà faite avertir. Cette journée n'était pas vraiment une bonne journée, mais alors vraiment pas.
Des pom pom girls se retournaient plusieurs fois pour se moquer d'Hilary. Je ne trouvais pas ça très audacieux de leur part, surtout que c'était elle la chef. En fait, pour tout vous dire j'avais de la pitié pour elle.
Mme Collins parlait de la seconde guerre mondiale en France. Cela pouvait être très intéressant, mais j'avais la tête ailleurs. Une chose étrange me tourmentait l'esprit comme la liste d'inscription pour les pom pom girls, ils en recrutaient des nouvelles ? Bien sûr que non, ils recrutaient simplement une nouvelle capitaine.
Lorsque je regardais l'horloge je pouvais apercevoir que c'était la fin du cours.
Trottinant jusqu'au panneau d'affichage ou une feuille rose pâle était à porté de moi. Beaucoup de noms y figuraient, je devais passer inaperçue pour mon inscription, qui est, j'avoue assez spontanée.
Un simple : Danaëlle Stevens avec mon écriture basique suffisait.
En marchant dans les couloirs pour atteindre mon casier, je pouvais entendre beaucoup d'élèves parler de ça. L'élimination se fera en votes, c'est les élèves qui voteront. Je savais que je n'avais pratiquement aucune chance de gagner, mais qui ne tente rien n'a rien. Puis, je n'ai rien à perdre.
C'est alors qu'en ouvrant mon casier une feuille blanche tâchée me tomba dans les mains.
Elle était vide, c'était surement moi qui l'avait mise là, mais je me remis en question. Non, c'était impossible que ce soit moi qui l'ai mise. A cet instant, le doute était présent, la peur. Je scrutai l'horizon, mais ne vis personne qui pouvait m'en vouloir, ou plus simplement qui me connaissait.
Mes cahiers dans les bras, j'avançais vite cette fois, pour rentrer le plus vite chez moi.
Dehors, le temps était sec, des gouttes roulaient sur mes joues, les gens auraient pu croire que je pleurais, mais en fait, non.
Mes pas étaient longs et grands, j'imitais presque un géant. Pourtant, personne ne me tomba dessus, personne ne me fit peur. Personne n'était là pour me faire du mal ou alors pour me faire peur. Mais qu'est-ce que j'attendais ? Qu'on m'enlève peux être ?
Une voiture était garée devant chez moi, je reconnus la plaque d'immatriculation, c'était ma mère.
Ma mère, une personne qui soit disant devons nous tenir comme la prunelle de mes yeux. Pour moi, c'est le cas contraire, ma mère est très distance, et ne m'apporte aucune affection maternelle. Pourtant, je l'aime, comme tout autre enfant, sauf que mon cas est très différent. Mon père est partit de notre maison lorsque j'avais 5 ans, la raison à laquelle il est partit ? Je n'en avais aucune idée, et je ne voudrais pas savoir.
Depuis tout ce temps, je ne l'ai jamais revue et je ne voudrais le revoir pour rien au monde.
C'est ça, le fait que je suis différente aux autres. Cette faculté de vivre sans un être cher, comme beaucoup de gens. Mais de surpassé si bien cet évènement, me fait presque peur. Un instant, je doutais de ma sensibilité, à croire que je n'en avait pas.
A voir cette maison, qui était à moitié vide me mettait le cafard. Non, en fait elle était remplie sauf qu'il manquait quelqu'un, quelque chose d'essentiel pour son fonctionnement, ou en tout cas pour mettre de la vie à la maison. C'était dur d'affronter la solitude, tous les jours, même au lycée. Il fallait dire que je n'étais pas très ouverte aux autres, mais j'espèrais quand même avoir des amis, même si ce n'est qu'un ami. Mais un bon ami.
Une fois la porte entre ouverte je pouvais entendre ma mère qui murmurait quelque chose, elle devait se parler à sois même.
- Salut Dana me lança ma mère froidemment.
Mon humeur n'était pas très bonne, si je lui répondais méchemment elle m'aurait fait une crise, et aurait projeté en avant son rôle de mère. Les escaliers étaient devant moi j'étais prête à grimper la première marche lorsque qu'elle me prit par le bras.
- Je suis au courant pour ton inscription. Tu veux devenir capitaine, et ça depuis quand ?
- Non mais... c'était juste pour essayé, maman.
Elle me lança un regard méprisant et avala sa salive.
- De toute façon, ne te fais pas de faux espoirs, tu n'y arriveras jamais. Il faut que tu te rendes compte des filles qui se présent... C'est... des best of the best. Rentre toi ça dans la tête !
- Mais je le sais très bien, sauf que maintenant je veux aussi tenter ma chance. Même si cela était partit d'une idée de rigolade et un peu de vengeance, j'avoue.
A ce moment je me rendis compte que je venais de dire une énorme bêtise. Je ne parla plus.
- Je vois.
Un court élan et je montais à l'étage. Ma chambre était rangée, elle n'avait pas bougée depuis que j'étais partit ce matin. Mon bureau infesté de cahiers et de livres sur pîle ne m'encourageait guère à ouvrir un de mes ouvrages qui devait être lu quelques jours après.
Je sentit une légère vibrassion au niveau de ma poche, c'était mon portable. J'avais un appel.
- Allô ?
- Ouais, ne t'inquiète pas, je le sais bien, oui, ton inscription.
- Hein... quo..biiiiiiiiip.
C'était la meilleure, maintenant tout le lycée était au courant, et ça j'en étais sûre. Mais qui pouvait bien me téléphoner, et d'ailleurs qui avait mon numéro de portable.
Juste à cause de cette inscription, j'étais tellement lunatique comment pouvais-je avoir fait ça ? Ecrit pour nom, sur cette feuille ? Idiote que j'étais. J'aurais du m'en douter, mais personne ne pouvait me jalouser, je n'avais rien à rendre jalouse une fille. RIEN.
Tout d'un coup, je ressentit une chaleur m'envahissant. Pourtant, nous étions en Septembre et la température ne grimpait pas au dessus des 15°c. Non, ce n'était pas la chaleur, une réaction se fit dans toutes les partis du corps. Une sensation nauséabonde et... indescriptible. Ma vue devenait flou, des larmes roulaient sur mes joues, alors que je ne pleurais pas. Quelque chose venait de m'arriver, et je n'étais pas capable de me contrôler.
La lacheté m'emprisonnait.
- Mais, que se passe t-il ? hurlais-je
Des bras m'emprisonnaient mais quand je regardais la pièce autour de moi, je pouvais voir que rien ni personne ne figurait à mes côtés.
Folle, oui, je l'étais devenue en si peu de temps.
Maintenant je dégoulinais de sueur, j'avais peur et mal au ventre. Pas de voix, pas de bruits juste le 'tic-tac' de mon horloge déréglé. Tout ce bouquant continuait, encore. Jusqu'à que je m'endorme. Sans rêve ni cauchemar. La seule chose que je pouvais apercevoir c'était la couleur blanche, encore et toujours. Qui emprisonnait ma vue.
- Viens manger me cria ma mère de l'étage inférieur. Mais quelle heure pouvait-il être ? La pendule qui était déréglé de quelques minutes indiquait tout de même vingt heure huit.
Les escaliers étaient flous, je trébuchais plusieurs fois avant d'arriver dans la cuisine où une assiette de pâte était soigneusement préparée sur la table.
- Tu ne manges pas ? questionnais-je ma mère
- Non, je n'ai pas faim...
Habillée de son peignoir violet, elle me servis et retourna à ses occupations.
Ma mère et moi n'étions pas très proche, voir pas du tout. Sur certaine chose nous avons de gros points communs, sur d'autres nous sommes de simples inconnus. Tout ce qui concerne les cours et ce qui s'en suit, elle ne sait rien. Mise à part mon inscription pour les pom pom girls, qu'elle avait vu les quelques heures avant, très mal pris.
Les larmes me montèrent aux yeux, je repoussais mon assiette qui était encore pleine. Une question me vint alors à l'esprit : m'avait t-on drogué ? Donner des somnifères ! Non, ce n'est pas possible je n'ai rien pris ni personne ne m'a donné quelque chose. Mais alors, que se passe t-il.
Une chose complètement différente me vint alors à l'esprit : Aller nettoyer la voiture un peu plus loin que la superette à quelque mètre de chez moi. Mais pourquoi pensais-je à ça, à cet instant surtout ?
Ma mère était devenue suspect, couchée sur le canapé en train de regarder les informations j'aurais pu croire que c'était elle qui m'avait empoisonnée, à croire que non.
- Dana, je comptais aller laver la voiture à la superette, je reviens dans un quart d'heure.
C'était sûrement le pire sentîment que je pouvais avoir de moi même. Je ne me reconaissais plus, étais-je un monstre ? Un personnage de film d'épouvante ? Ma propre personnalité de me ressemblais plus. Voyante. C'était impossible, je pris connaissances de mes facultés que maintenant... Un millier de question me virent à l'esprit, absurdes les une comme les autres.
Ca recommençait, que du blanc, partout. Et à ce moment, il n'y avait plus rien. RIEN.
- Hé !? Dana, m'entends-tu ? Oh ! Es-ce que ça va ? Parle moi, répond moi, je t'en prie.
J'étais écroulée sur le sol, ma mère était assise à côté de moi, paniquée.
- C'est bon, tout va bien. Manque de tension je suppose.
- Tu es complètement folle Dana, rien ne va, tu as eu un malaise, réagis mince. Il faut que tu ailles aux urgences, je t'y emmène de ce pas.
- Maman, je te dis que tout va bien, j'ai juste un peu froid, simplement. Il n'y à ni blessé, ni mort.
Froid était un adjectif qui ne pouvait décrire ce que je ressentais. Je tremblais, j'étais mal, ça je le savais déjà.
- Allez, essaye de te mettre debout, fais un effort...
Mes jambes étaient tellement lourdes, j'avais du mal à me soulever. Mes bras étaient mous, froid, pâle. Le sang circulait mal dans mes veines, j'avais une sensation de fourmis c'était atroçe.
Ma mère me pris par les mains et me souleva avec difficultés. Ce n'était pas une héroïne, elle qui était maigrichonne.
Quelque pas seulement pour retrouver l'usage de mes bras et de mes jambes, normal. Je fis demi-tour, pas besoin d'aller aux urgences pour un manque de tension. Ca ne servait absolument à rien.
- Reviens ici ! m'obligea ma mère qui était d'une fureur... indescriptible.
- Mais je te dis que je vais bien, ne me force pas à aller aux urgences alors que tout va bien. Je manquais peux être de sucre, et alors ? Rien de grave.
C'est à dire qu'à ce moment précis, ma mère était proche de moi, à croire que j'allais décéder dans la seconde qui suivait, mais je voulais à tout prix qu'elle croye que ce n'était pas grave, alors que c'était tout le contraire. Malheureuse, elle me fit confiance, je me promis que ce serait la dernière fois que je mentirais à ma mère de cette façon là. Idiote.
Une fois remontée dans ma chambre, je m'écroula sur mon lit. Avec deux sentiments : la peur, et le doute.
Je m'imaginais des choses épouvantables, effrayantes et encore pires. Ma mère ne me conaissait pas, elle ne m'avait jamais connu, je n'étais qu'une simple inconnue aux yeux de tout le monde, même mes sourires timides était navrés. A croire que je n'avais plus ma place sur terre. Ce fut mes dernières pensées, avant de tomber dans un profond sommeil.
La nuit était longue, pourtant mon sommeil était régulier, même très régulier. Si j'aurais été réveillée, j'aurais pu constaté que après le malaise que j'avais fait, cette nuit semblait assez absurde, mais aucuns détails ne m'échapperais. Maintenant, je devais me souvenir de chaque seconde qu'était faîte cette soirée, ainsi que cette nuit, qui se montrait de plus en plus calme. Aucun cauchemard, pas de réveils. Tranquillement je repris mes esprits de la soirée qui était de loin très agitée.
Quand à ma mère, je n'en avait pretter aucune attention avant de m'endormir, elle n'en valait pas la peine, même pour ce qu'elle avait fait cette soirée là. Tant mieux.
Le lendemain matin était calme.
Mon petit déjeuner passa très vite, c'était le pire moment de la journée. Pourquoi cette haine, contre ce moment qui normalement devrait être calme et tranquille. Il y avait ma mère, que je devais affronter, accompagné de sa mauvaise humeur. Ce n'était pas la joie chez moi, comme toujours.
Cette souffrance, cette envie de crier ma détresse, d'hurler que je veux sortir de cet horreur, de cette machiavélique vie, celle qui m'hantait de jour comme de nuit, et cette illusion merveilleuse de la vie que je pourrais avoir, meilleure que celle que j'ai, en cet instant. Une envie réelle, d'être comme ses filles, comme les autres, d'avoir des amies. Ces larmes, qui me montaient aux yeux, qui voulaient s'enfuirent, qui voulaient coulés, à présent je n'avais que mes yeux pour pleurer, même si il n'y avait ni mort, ni blessé. Je savais que j'étais blessée et morte à l'intérieur, mais je ne voulais pas l'admettre, pas encore.
- Bonjour. dit-je sans attendre une quelque réponse.
Silence. Tout cela devenait un enfer, une routine, un quotidient que je ne pouvais supporter plus longtemps, malgré toute ma haine. Mes tentatives de me libérer était rare, et souvent mal interprétés et de façon très, grossières. Ma haine se transforma en quelque instant en peine, celle que je me ferais, et que je ferais à ma mère, en lui disant tout ce que j'ai sur le coeur. Mais il fallait que je passe ça de façon saine, et pas en me brûlant intérieurement petit à petit. Si je n'arrivais plus à me reconnaître, mais alors, qui étais-je à ce moment, à cette soirée, avant de m'endormir dans un sommeil que je ne pourrais décrire. A croire que j'étais tombée dans un lourd coma, et que je ne me réveillerais jamais, non, plus jamais.
Quand j'ouvris le réfrigérateur je pouvais remarquer qu'il était à moitié vide. Il pouvait s'avérer très vraivrasemblable que je savais ce que ma mère allait me répondre.
- Les courses alors ?
- Tu peux toujours aller les faire toi même me répondis ma mère avec un air moqueur.
Je soupirais. A force de dire ce genre de chose, je commençais à croire que la bonne ici, c'était moi. Elle croyait que je n'avais que ça à faire, avec les cours, les devoirs lorsque je rentrais chez moi. Déjà que je n'avais pas le temps de faire des choses pour moi, ni de sortis entre amis. (même si je n'en avais pas).
Après avoir erminé mon bol, que je déposa délicatement dans l'évier. Je courais pour me préparer, il était hors de question que j'arrivais en retard, même d'une minute au lycée. Il était vrai, que d'arriver en retard n'était pas une bonne chose, même une seule fois. D'ailleurs, même si vous n'arrivez jamais en retard, des regards méchants vous sont lançés. Et ça, tous les jours de la semaine, enfin du moins les jours où les gens allaient au lycée, et/ou ne sêchait pas.J'aurais tellement habitée ailleurs, avec une nouvelle famille, de nouveaux congéniteurs, même sans père. Avoir des frères et soeurs, des amis, et un petit copain. Malgré tout, il y avait une chose dont je pouvais être fière : mes résultats scolaires, il est vrai que pour cça ma mère n'avait pas à me repprocher quoi que ce soit. Tous les efforts, toute mon énergie puisée, je mettais tout ça dans mes études. Pour que je devienne quelqu'un, même si je devrais me former toute seule, me faire sans l'aide de personne, ma fierté... Ca serait moi, et rien que moi. Non, je n'avais pas cet esprit égoïste.
Quelques marches d'escalier, ma chambre. Un lieu, culte. Mais malgré tout, c'est son désordre qui faisait son charme. Le charme d'une chambre d'adolescent, en pleine préparation pour entrer à l'université.Evidemment, je l'aurais imaginé autrement cette petite pièce. Avec un piano contre le mur, de la tapisserie bordeau et brune ferait largement l'affaire. Un nouvel ordinateur pour marquer le tout, et un peu de rangement, ça ne ferait pas de mal.
Mes livres étaient éparpillés partout, il fallait absolument que je remasse et que je range tout ça. Si ma mère voyait ça, non elle ne piquerait pas une crise, pire que ça.
En général, j'étais une élève studieuse, il ne fallait donc pas que je gâche ma réputation de fille enfin plutôt, d'élève modêle.
La seule que je pouvais faire, c'était d'espérer que les One ne rient pas de mon sort. Oh, mais j'oublie. Je ne vous ai pas parlé des One, c'est le groupe le plus célèbre du lycée, il contient beaucoup d'individus, généralement appellé élève. Pire les uns que les autres, mais ont fait avec !
Même avec toutes ces aventures, moqueries et méchancetés, j'adorais mon lycée, et même plus que ça.
C'était mon second chez moi, mon premier plutôt. Ma maison est loin d'être un lieu où l'on se sent à l'aise, chez soi. Pas du tout, vous vous trompez si vous pensez ça.
En fait, dans l'affaire c'est simplement ma mère qui me gâche la vie. Nous sommes trop différentes pour entrenir une relation normale entre une mère et sa fille. Puis, d'habitude c'est les jeunes qui n'aiment pas le lycée mais qui adore rester chez eux à jouer bêtement à une console de jeu ou alors regarder la télévision. Moi je dirais simplement que c'est le contraire.
Après avoir ramassé les quelques livres qui flottaient par terre, je préparais mon sac.
Je rêvassais, pensais à des choses qui ne pouvaient m'arrivés.
Puis... hier soir, ce qui m'était arrivé, j'étais encore sous le choc.
Je passa à autre chose, ma garde-robe.
Mes quelques vêtements qui survivaient à l'appel était sois à la machine à laver, sois pas adapté au temps. Vite fait, je choisis un pull violet et un jean's délavé. Avec mes converses habituelles, mes chaussures de toujours, mes bien aîmantes. Mon style vestimentaire ne concernait personne, il n'y avait absolument que moi qui pouvait le changer. Pour le moment, je dis bien, et même... passons.
En furie je déscendis les escaliers pour attérir dans la pièce qui ressemblait au "hall" de la maison. Froide et vide. Aucun rapport avec le hall de star remplis de pot de fleur, et de belles choses. Tant pis, je n'étais pas une star et j'étais loin d'en être une.
Je claqua la porte et sortit dans le froid. Mince, il faisait froid, je n'étais pas adapté pour. Mais, je n'avais que ça, pas le choix. Non, pas que ça, mais quand j'utilise cette formule, je veux plutôt dire que je n'ai pas beaucoup le choix entre mes vêtements.
Pourtant à ce que sache nous n'avons pas de problèmes financiers, ou du moins à ce que je savais. Mais dans cette maison, dans cette famille, je ne sais jamais rien alors je ne peut répeter la pure vériter.
Un petit sprint me tentait jusqu'à l'entrée du lycée, mais j'avais peur des regards qui me serait lançés.
Nous ne pouvons faire sans ! Mince alors, je ne vais pas me priver de ce que je veux, et de ce que j'aime faire à cause de simples regards, j'étais hahuris.
Les One étaient devant, avec un groupe de filles. Ils riaient aux éclats, un sentîment de dégout m'envahissait. Ces jeunes se prennaient pour le nombril du monde, ça m'exaspérait. Tout cela pour gagner quoi ? La peur des autres, en marchant sur les gens pour être plus grand, encore.
Si seulement je pourrais les détruire, une fois pour toute. Mais qu'est-ce que je raconte, on ne souhaite pas de mal aux gens, et je ne suis pas de ce genre, faut juste... Me comprendre, je crois.
Une fois de plus, quand je passais devant eux, des rires... Comme si j'en avais pas assez, tout le long de la journée, au self, et même aux toilettes. Jamais ; pas une minute de tranquilité, ça (me) gavait.
Avec leurs allures des princes ou de princesses, ils étaient comme tous le monde à présent, sauf que dans la tête des gens, leurs noms étaient gravés en or et en argent, sur une plaque de diamant et de milliers de caras. Mais ce n'était qu'une simple image, la basique, celle de la plupart des élèves du lycée. Il fallait simplement s'y faire, après tout, l'école n'était pas si grande, mais assez pour accueillir des gens comme eux, et en aucun cas, je ne comptais en faire partit, je voulais être différente, et je crois qu'à ce jeu là, j'avais tout gagné.
Il faisait presque nuit, le jour ne s'était pas encore totalement levé. De toute manière, il fallait peu de lumière pour voir où nous allons devant nous. Hayden était assise à côté du distributeur du lycée. Elle qui ne buvait jamais de Coca, sois disant pour faire attention à sa maigrichonne ligne. Cette fois, elle avait vraiment changé un rien de temps. Allait-il grêler ? Ou pleuvoir alors ? Puisque la saison de la grêle devait arriver que dans quelque mois... raté.
Cette demoiselle fit un bond en me voyant, et ne me contourna pas comme sa jolie habitude mais posa sa main sur mon épaule.
- Que me veux-tu ? la questionnais-je avec un air suspect et méfiant. C'est à dire que, sur cette fraction de seconde je n'allais pas lui faire un grand sourire et lui sauter dans les bras en lui criant des "je t'adore" par dessus tout. Après ce qu'elle m'avait fait en cours l'autre jour, elle ne le méritait pas, d'ailleurs, elle ne l'aurait jamais mérité, et ne le méritera jamais.
- Rien. Attends, mais, laisse moi réfléchir que voudrais-je à une fille comme toi ?
- Ta main alors, ne veut-elle rien dire ?
- Absolument rien, c'était pour m'aider à me lever, je suis désolée de te le dire de cette façon.
- Maintenant, je comprends pourquoi les autres jeunes t'ont laissés tombés. Car tu n'en valais pas la peine, pas la peine de rester avec une personne de ton genre. Tu sais, même moi, qui ne suis connue, ni riche, ni populaire, je ne veux rester une minute de plus avec toi. Je préfère m'en aller. A plus tard.
Je pris mes jambes à mon cou et fila à une double allure. C'est à ce genre de moment que vous priez pour que la personne en question ne soit pas derrière vous avec un large sourire sur le visage. Lorsque je me retourna elle n'était pas derrière moi, heureusement.
- C'est pas possible... Quoi ? Maintenant je me parlais à moi même, quelle catastrophe, que devannais-je.
Mon casier n'était plus très loin maintenant. Lorsque je t'atteignais ce point de jeu (non je rigole), mon casier une feuille était glissée quand je l'ouvris. Quel était ce jeu misérable qui consistait à envoyé des feuilles dans les casiers des élèves. Moi aussi, je voulais y jouer ou plutôt me renseigner auprès de l'organisateur. Cette fois ce n'était plus une simple feuille blanche, mais plutôt un gribouilis de mots.
<< Tu sais quoi ? Bah oui ! Moi aussi. Lâche. Inconnue. Jamais. Capitaine. Adieu >>
Pour une fois, toute cette petite histoire devenait vraiment ridicule, mais je ne pouvais mépriser le créateur de ce jeu maléfique. Tant que ça n'allait plus loin, dans par exemple, des insultes, du harcèlement, ça ira.
Pendant une seconde, une seconde de trop. Tout a été stoppé. Mis en pause, j'avais peur, peur de ce que je devenais. Ou plutôt de ce que j'étais devenue. Je ne me reconaissais plus.
Je me diregea vers le panneau d'annonce et d'activité. Des noms et prénoms avaient étés rajoutés par millions, toutes sortes d'écritures me fit mal aux yeux. Je ne reconnit même pas mon nom et prénom, tant qu'il n'avait pas été façon par une certaine personne qui était jalouse ou je ne sais quoi, je pouvais me dire tranquille.
Puis, je m'imaginais, comme dans un livre. Là ou toutes les choses sont possible, rencontrer l'amour de votre vie en faisant tomber vos livres par exemple. Dans un taxi. Dans un fast-food. Même ici, au lycée. Enfin, personne ne voudrait d'une fille comme moi. Je dis bien personne. La seule fois que l'on me regardait était quand on me dévisageait sur ma façon de m'habiller (qui n'était pas 'bizzare' et qui pour moi était simplement, banale). Pour le reste, je ne sais pas. La seule chose que je me souviens c'était qu'en maternelle un certain Mick m'avait dit que j'étais mignonne, rien de très exitant. Plus jamais de compliments, pas besoin.
Puisque j'avançais, pourquoi ne pas sourire, sourire aux gens. Une douleur au coeur, un point me toucha au plus profond. J'étais thétanisé. Des visages d'inconnus et de gens du lycée m'entournaient la tête. Cette envie de crier, encore plus fort, encore plus loin. Aidez moi.
Je fila aux toilettes, qui devaient être remplis, mais simplement pour m'enfermer dans une cabine et pleurer un bon coup. Mais je n'avais pas envie de pleurer, envie de rien faire. Juste de savoir qui j'étais vraiment. Les personnes auraient pu me décrire comme je le savais : BANALE. Trop banale. Moi qui me croyait connaître sur le bout des doigts, je crois que j'étais loin du compte. Il me fallut du temps, pour me remettre. Mais le temps passait, les secondes étaient tellement courtes... Une présence, rien qu'une, à cet instant, je ne demanderais rien de plus. J'avais beau supplié, prié, personne ne viendra, pour moi. Puis, un souvenir vague m'envahit : Un jour, on m'a dit exactement ces paroles : La solitude est un don, comme une malchance, à vous de la trouver ou de la perdre. Finalement, je m'étendis par terre. Les cabines des toilettes étaient propres, les portes étaient légèrement défoncés, on aurait pu se croire dans un film de fiction, ou la fille allait partir dans un autre état et laisser ses proches... Non. Cette fille n'était pas moi, elle n'aurait pas aimé l'être, moi je l'enviais, en secret.
Ces murs jaunâtres me donnaient la nausée, et ce mal de tête, ce tournis éternel, à croire que je devenais folle, à croire que je l'étais déjà. A la maison, je pouvais parraître si distante avec ma mère, et en avoir besoin dans de cas si rares mais si important. Ce vide.